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D’après une nouvelle grande étude américaine publiée dans le JAMA, la consommation de protéines végétales est liée à une forte diminution de la mortalité.



De très nombreuses études ont lié la consommation de viande, rouge notamment, avec la mortalité, indépendamment d’autres facteurs de risques (tabagisme, alcool, surpoids, inactivité...).
Mais cette étude publiée dans le JAMA est l'une des premières études d'envergure à analyser l'effet spécifique des protéines animales chez les personnes présentant un facteur de risque.
Et c'est également l'une des premières à analyser l'effet de la substitution des protéines animales par des protéines végétales.
L'équipe de chercheurs qui l'a menée a combiné les données de deux (très) grandes études d’observations américaines : la Nurses’s Health Study (de 1980 à 2012) et la Health Professionals Follow-up Study (de 1986 à 2012).
Au total se sont plus de 130 000 Américains qui ont renseigné leurs habitudes alimentaires pendant 25 à 30 ans.

Résultats :
L’apport total en protéines animales est plus nettement associé à la mortalité cardiovasculaire. Ce lien était surtout observé chez les personnes possédant au moins un facteur de risque cardiovasculaire : tabagisme, inactivité, surpoids ou encore alcoolisme.

N’oublions pas aussi que la production de protéines animales contribue à l’épuisement de notre planète :


Pour chaque augmentation de 10% du pourcentage de l’énergie apportée par les protéines animales, le risque augmentait de 8% (dans cette étude, en moyenne, 13% de l’énergie était apportée par les protéines animales).
Les chercheurs ont réalisé des simulations et ont découvert que remplacer seulement 3% de l’apport en énergie provenant des protéines de charcuterie par des protéines végétales diminuerait le risque de décès de 34% !
De même, remplacer 15g de protéines d’oeuf (2 oeufs) par des protéines végétales diminuait le risque de 19%, contre 12% en remplaçant 15g de viande rouge (80g d’entrecôte) par des protéines végétales.

Que penser de ces résultats ?
Il s'agit d'une étude d’observation, mais cette étude possède l’avantage d’avoir suivi un très grand nombre de participants (130 000) pendant une longue période
(25 ans).
Qu’en disent les autres études d’observation ? La plupart ont étudié le lien entre apports en viande et mortalité. De nombreuses études ont également rapporté un lien entre végétarisme et longévité (6,7) mais pas toutes (8). Les données semblent montrer que des apports faibles (<50 g par jour) en viande ne sont pas nocifs, mais que la consommation de charcuterie, de viande grasse ou de grande quantité de protéines l'est.
Il y a également certains chercheurs qui pensent que cela serait surtout le gras animal qui serait nocif, car chargé en polluants qui s'accumulent dans la chaîne alimentaire.
Les quelques études ayant étudié le type de viande et la mortalité rapporte un effet néfaste de la viande rouge et un effet protecteur ou neutre de la volaille.
Qu’en disent les études d’intervention ? Elles ont montré dans leur majorité que remplacer les graisses saturées, souvent d’origine animale, par les graisses végétales diminue la mortalité cardiovasculaire mais aussi le risque de cancer .
Le seul problème de l’apport des protéines par les céréales est la présence de gluten, qui devient de plus en plus présente dans l’alimentation, avec les conséquences de sensibilité qu’il apporte aux intestins (imperméabilité, maladie de Coeliaque).
Attention au blé moderne champion du gluten, et au maïs très souvent OGM, perturbateur endocrinien (à cause des oestrogènes qu’il contient).

 

source : www.humanbodyexercise.com